Quelle émotion. Non j'déconne.

Quelle émotion. Non j'déconne.
__C'est pas un nouveau départ, puisque j'ai en quelque sorte raillé cette vision de nouvelle vie après chaque année, chaque rentrée, chaque Amour, chaque étape, chaque chose qui peut en entraîner de nouvelle.

__Je me la joues grande timide, je ne sais pas trop quoi raconté d'intéressant, j'ai beaucoup changé, ou évolué, à aujourd'hui je n'accorde plus autant d'importance au degrès de différence entre ces deux verbes. C'est sûrement un mélange des deux qui m'a fait attérir ici. Je me rend compte que je pouvais passer des heures à écrire, à raconter dans le vide ce que je n'avais jamais vécu, et maintenant, maintenant que le temps m'a un peu volé de mon ignorance, ce qui étaient de nouvelles aventures à vivre sont vécues, ce qui était le futur devient le passé, ce qui mettait l'eau à la bouche n'a plus de goût, ce qui faisait peur est devenu une banalité, ce qui me poussais à inventer par les mots ce que je m'apprêtais à découvrir à laisser place à l'absence, le vide, l'inspiration nulle, qui ne vient plus, ne surgit plus, ne se reconnaît nulle part.
Ok, on dirait que j'ai 52 ans, la ménopause, trois gosses, que j'ai divorcé 4 fois, que j'arrive pas à refaire ma vie, que j'ai déjà était au chômage et que je pourrais écrire mes mémoires. Mais non, faut pas le prendre comme ça, je vais pas vous faire un dessin, vous expliquer que je pouvais blablater sur toute une page de blog de l'Amour, du Lycée, de la sortie du collége, du futur il y a trois ans, et qu'aujourd'hui j'y suis. Je crois que j'ai quand même un peu grandi. Et un peu grandir, c'est un peu mourir.
Puis la suite de mon présent je n'arrive pas à la rêvasser. Je veux être objective, ce que je n'ai jamais vraiment été, ce que je ne pourrais pas être. Mais c'est pas un défaut, c'est une constatation réaliste.
Ca fait maintenant un an et demi que j'ai quitté, que l'on a quitté ces 4 murs et tous ces barreaux. Passer devant c'est un peu se rappeler d'où l'on vient, c'est sourire en fixant le portail jusqu'au bout, c'est souffrir en silence, c'est regarder le temps que l'on ne retrouvera jamais. Parfois c'est léger et rien ne me traverse vraiment l'esprit à part quelques bribes de souvenirs, et puis d'autres c'est trop dur, trop fort, et tout se serre, se noue, remonte. Tu vois, mon Meddy, mon ami, ce soir on en parle, comme souvent d'ailleurs, on se répète les même choses. Heureusement qu'il y a des gens comme toi qui me rassurent, c'est un sentiment dont j'ai Besoin, peut-être trop, dans tous les domaines, à trop long terme... Se dire que dans 20 ou 30 ans on ne se pointera pas du doigt en disant à nos enfants "c'était un copain quand j'étais jeune" mais au contraire qu'on se retrouvera à la terasse d'un café, avec une grosse boîte bien remplie à encore se répéter ce que l'on connaît par coeur. Ca c'est y croire encore, c'est se dire qu'on a pas tout perdu et que pour un bon bout de temps il faudra de nouveau, entretenir ces jolies choses.
Bon et puis sinon, on va pas chialer quand même, faire style qu'on regrette, dire qu'on était bien con de vouloir absolument quitté de truc pourri, qu'on aimerait repasser le brevet, s'avouer que c'était le bon temps, la meilleure année d'ado en rute qu'on a vécu. Mais non avec le temps j'ai consommé la vie et j'ai compris que je ne le regrettais pas, au contraire, ce temps là a duré le temps qu'il fallait pour qu'il ne reste que du bon passé, on était assez petits pour tous s'aimer, on y est pas resté plus et donc, on a pas tout gâché, on a pas sali les photos, on a pas abîmé ce qu'on croyait réel. Ce qui a tout pourri ce sont juste les années suivantes, celles là, ce sont d'autres pages, plus sombres.
Ouai bon la même pour ce paragraphe on va pas non plus dire que l'année d'après c'était de la grosse daube, faut remettre les choses à leur place, il y a eu juste quelques déceptions, ouvrage de n'oeils, réglages de comptes ... et cau tera.
Il n'y a pas longtemps tu m'as demandé ce que je regrettais dans ma vie. Rien je t'ai répondu... rien. Et puis si en fait, une chose, une seule, mais qui en vaut 10. C'était cette fois où je n'ai pas su lui montrer, où je l'ai trahi, où j'ai enlever ce qui ne reviendra pas. Où j'ai voulu aimé plus à la fois, et où j'ai aimé moins. Cette fois là, j'ai tout perdu. Je le dis haut et fort, ouai. C'est bien la fois où j'ai perdu mon Amitié de toujours, celle que j'entretenais goutte à goutte, que j'aimais bien un peu pour tout, mais que j'aimais aussi tout court, et où au même moment j'ai entaillé LA plus importante, la plus nourricière, la plus enrichissante, la plus vivante et la plus vraie. Belle connerie, égoïsme, grands A confondus ? Et quelque part, c'est une expérience, ou... je ne sais pas vraiment comment on appelle ces évènements de la vie qui nous apprennent. Qui nous apprennent énormément.

...Je compte bien continuer. A bientôt.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 17:00

Modifié le dimanche 01 mars 2009 18:34

" Intus et in cute "

" Intus et in cute "

___Je ne sens plus ton épaule et je cherche ta main dans le vide. Je t'attends de loin, peut-être un peu trop loin. Je t'attends simplement un peu trop. Mais, ça, c'est parce que je t' ['] Aime.

# Posté le vendredi 27 février 2009 12:15

Modifié le dimanche 01 mars 2009 18:36